L'assurance perte d’emploi est une garantie qui permet de pallier à un
manque de fonds temporaire de l’assuré en cas de perte de son emploi.
La protection sociale regroupe la sécurité sociale (système d'assurance)
et l'action sociale et l'aide sociale (système d'assistance). Elle désigne le
système d'indemnisation, par les administrations publiques, des citoyens
victimes des aléas de la vie (comme le chômage, la maladie, les accidents,
la vieillesse, le décès d'un parent pour un mineur, etc.). Il s'agit d'assurer
un minimum de ressources ainsi que l'accès aux besoins essentiels (édu-
cation, eau, nourriture, hygiène) à tous les citoyens hors catastrophe,
guerre ou calamité (qui relèvent elles de la sécurité civile). Les objec-
tifs de protection sociale assurés par l'État-providence sont assurés par
les politiques sociales.
Aujourd’hui, les travailleuses et les travailleurs du Tchad sont préoccupés
par la crise économique qui sévit depuis 1990 et encore aujourd’hui dans
le pays. Après avoir injecté plusieurs milliards de Fcfa dans l’armement,
les salariés tchadiens ont constaté qu’il ne reste plus grand-chose pour
les secteurs économiques vitaux du pays. Des industries comme l’industrie
de transport aérien et du transport urbain n’existent que de nom, le secteur
des ressources naturelles et agricole sont très peu soutenus et moins bien
gérés, l’industrie de l’énergie électrique et de l’eau reçoivent un soutien
nettement insuffisant pour pallier les mises à pied ou le changement clima-
tique qui frappent partout dans les communautés locales.
Dans sa forme actuelle, le régime pénalise les travailleuses et les travailleurs
qui perdent leur emploi en leur imposant un délai de carence sans appel.
Plutôt que de taper sur la tête de ceux qui perdent leur emploi, le gouver-
nement devrait comprendre que ces travailleuses et ces travailleurs ont
besoin plus que jamais d’un coup de main qui les aidera à tenir le coup en
ces moments difficiles. En raison de l’absence du programme d’assurance-
emploi dans le système gouvernemental tchadien, plus de la moitié des
travailleuses et des travailleurs qui perdent leur emploi n’ont sim-
plement pas accès aux prestations. Les travailleurs au chômage doivent
pouvoir compter sur leur famille pour répondre vraiment à leurs
besoins. Ceci n’est point acceptable dans un pays producteur de l’or noir
comme le Tchad.
En vue d’améliorer l’accessibilité au régime et de bonifier les prestations,
le Parti Libéral du Tchad réclame du gouvernement du Tchad, les chan-
gements suivants : établir un seuil d’admissibilité à l’aide gouvernementale
pour tous; accorder une hausse du taux des prestations de 20 à 40 % du
salaire gagné; l’augmentation de la rémunération assurable à 80,0000 Fcfa;
un calcul basé sur les 12 meilleures semaines de travail; un programme de
soutien au revenu pour les travailleuses et les travailleurs âgés; l’élargis-
sement du droit, pour un prestataire, de toucher des prestations tout
en poursuivant une formation; une nouvelle approche qui présume la bonne
foi des demandeurs; des modifications qui permettraient aux travailleuses
et aux travailleurs autonomes d’avoir accès, sur une base volontaire,
aux prestations de l’assurance-emploi.
Mika-L. Yondoloum
Parti Libéral du Tchad
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