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jeudi 20 mai 2010

TCHAD : Hommage à l'auteur de '' l'homme qui crie''

Chaque jour la déchéance sociale gagne du terrain et s’installe de plus en plus au Tchad. Courageusement, le Tchad de I. Deby continue sa chute vertigineuse. Le pays est toujours en proie à la guerre civile depuis des décennies et les rebelles armés menacent encore le pouvoir. Le gouvernement, en réaction, vide les caisses de l’État et fait appel à la population pour un "effort de guerre" exigeant d'eux argent ou enfant en âge de combattre les assaillants sortis comme Deby lui-même des incubateurs du Soudan.... Mais, dans tout ce noir et ce désespoir sans fin, une nouvelle bougie d'espoir s'est allumée: "un homme qui crie" du réalisateur tchadien exilé en France, Mahamat-Saleh Haroun.

Mahamat-Saleh Haroun Très cher Mahamat Saleh, c'est avec un immense plaisir et une réelle joie que la Direction du Parti Libéral du Tchad a appris votre sacre au Palais des festivals du cinéma à Cannes, où vous avez déjà remporté un trophée en présentant votre dernier film, "Un homme qui crie n'est pas un ours qui danse", mis en compétition pour la Palme d’or. Au nom de toutes les Tchadiennes et de tous les Tchadiens, ainsi qu’au nom de la Direction du Parti Libéral du Tchad et de ses milliers de membres et sympathisants, nous vous adressons nos plus chaleureuses félicitations pour cette distinction qui vient couronner de nombreuses années d’engagement et de travail au service de la culture et de la paix dans notre pays.

Bravo et grand merci pour avoir voulu et su porter toujours plus haut et plus loin les couleurs du Tchad et de l'Afrique. Qu'il nous soit permis ici de rendre un particulier hommage à tous ceux qui ont soutenu votre lutte, et merci aussi aux millions de fans qui vous suivent un peu partout dans le monde.



Mika-L.Yondoloum
Parti Libéral du Tchad


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mardi 26 juin 2007

Rallumons la flamme de l'espoir pour le Darfour

L'histoire des quatre bougies

Qu'il est doux d'avoir un ami qui sait nous écouter et nous redonner confiance en l'Humanité. Hier, alors que je ressentais une profonde tristesse en moi à cause de mon impuissance face à toutes les violences et souffrances que subissent depuis des années les populations du Darfour et de l'Est du Tchad, dans une indifférence quasi-totale des grandes puissances qui pourraient faire cesser immédiatement tous les crimes de guerre et violations des droits des personnes en envoyant une force de la paix de l'ONU et de l'UA et en faisant tout ce qu'il faut pour que les belligérants arrivent à dialoguer et réussissent à ramener la paix et la sécurité dans toute la région, j'ai parlé à un des amis pour lui faire part de mes sentiments.

Il m'écouta un long moment sans rien dire, simplement compatissant à ma douleur et à la souffrance des populations civiles soudanaises et tchadiennes. Puis, après un long silence qui m'apparut interminable, il me dit de ne pas désespérer, que tous mes efforts et ceux de toutes les personnes de bonne volonté n'étaient pas vain quelles que puissent être les apparences, que la Communauté internationale avait finalement bien entendu tous les appels à la paix du Parti Libéral du Tchad et des diverses organisations humanitaires et que tous les Chefs d'Etat se mobilisaient maintenant tous en coeur d'un seul élan pour stopper le génocide, briser le cercle infernal de la violence et faire comprendre aux Présidents Deby Idriss Itno et Omar Hassan al-Bashir que la situation avait assez duré.

Je lui dis que tout ça n'était que de belles paroles pieuses, qu'actuellement des millions de personnes souffraient au Darfour, mouraient petit à petit de faim et de soif et risquaient leur vie à tout instant, que des centaines de milliers de réfugiés manquaient de tout au Tchad et étaient exposés quotidiennement à toutes sortes de violences, que les Tchadiens attendaient toujours la mise en place d'une démocratie digne de ce nom et d'un véritable Etat de droit et que je me demandais dans quel monde on vivait.

Sans arrêt, plein de gens s'indignent, à juste titre, de ce qu'ont fait les Nazis aux Juifs et à d'autres peuples pendant la deuxième guerre mondiale, il y a plus de 60 ans, condamnent tous ceux qui n'ont rien fait ou ont laissé faire sans broncher ces actes barbares. Mais que font-ils concrètement de plus pour mettre fin au génocide des populations africaines du Darfour? Pratiquement rien, à part quelques personnes de bonne volonté. Tout le monde semble indifférent ou impuissant. Ce qui s'est passé au Burundi et au Rwanda est en train de se répéter.

A quoi sert-il donc de se souvenir sans arrêt du passé, de condamner a posteriori les collaborateurs et de panser les plaies après si on n'arrive pas à prévenir et à juguler dès maintenant le génocide qui se produit actuellement sous nos yeux? Comment se fait-il que toutes les populations du monde entier ne se mobilisent-elles pas comme un seul homme pour dire "ça suffit maintenant"? Comment se fait-il que la Chine qui fait la promotion des Jeux olympiques de Pékin sous le slogan "Un seul monde, un seul rêve" ne fasse pas pression de tout son poids de grande puissance sur le régime soudanais? Comment se fait-il que tous les Etats de l'ONU qui ont dit "Plus jamais ça" laissent se dérouler de tels massacres de populations entières?

Mon ami continua à m'écouter. Puis, profitant d'un moment de silence, il me raconta une petite histoire, d'origine celte me dit-il, que j'aimerais partager avec vous.

L'histoire des quatre bougies...

Quatre bougies brulaient lentement. Leur ambiance était si douce que vous pouviez presque les entendre parler.

La première bougie dit : "Je suis la Paix, mais de nos jours, personne ne veut maintenir la flamme de la paix allumée." Alors la flamme de la paix diminua lentement puis s'éteignit complètement.

La deuxième bougie dit alors : "Je suis la Foi, mais de nos jours, personne ne me trouve plus indispensable, ni même nécessaire ou utile." Alors la flamme de la foi diminua lentement puis s'éteignit à son tour complètement.

Tristement, la troisième bougie dit : "Je suis l'Amour, mais je n'ai plus la force de rester allumée plus longtemps. Les gens me mettent de côté et ne comprennent pas mon importance. Ils oublient même d'aimer ceux qui sont les plus proches d'eux." Et sans attendre plus longtemps, la flamme de l'amour s'éteignit complètement elle aussi.

Soudainement, un enfant tout joyeux entra dans la pièce. Mais, voyant que les trois bougies ne brulaient plus, son regard devint tout triste et il se mit aussitôt à pleurer à chaudes larmes en disant : "Pourquoi vous ne brulez plus? Vous êtes censées rester allumées jusqu'au bout."

Alors la quatrième bougie dit doucement au petit garçon : "N'aies pas peur, mon enfant, parce que je suis l'Espoir, et tant que je brûle toujours, nous pouvons rallumer les autres bougies."

Avec les yeux brillants, l'enfant prit alors la bougie de l'Espoir et alluma les trois autres bougies.

Ne laissez jamais la flamme de l'Espoir s'évanouir. Avec l'Espoir dans votre coeur, quelle que soit la gravité de votre situation ou de la situation dans le monde, la Paix, la Foi et l'Amour peuvent briller brillamment à nouveau.

Puisse t-il cela être vrai! Alors allumons la flamme de l'Espoir dans toutes les villes pour que la Paix règne bientôt au Darfour et partout ailleurs dans le monde.





Mika-L. Yondoloum
Président du Parti Libéral du Tchad (PLT)
http://parti-liberal-du-tchad.blogspot.com/

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lundi 25 juin 2007

Tchad : pour une solution durable

Le dialogue sans exclusive est la seule solution pour une paix durable



L'avancée des forces paramilitaires et la pression des pays alliés ont porté l'estocade finale au gouvernement de Idriss Deby Itno qui a dû finalement accepter l’arrivée du convoi hybride des soldats de l’UE et de l’UA. Merci à tous les membres de la Communauté internationale pour avoir entendu et soutenu l'appel à la paix durable du Parti Libéral du Tchad.



C’est surtout depuis les dernières élections truquées de Mai 2006, mais aussi bien avant ce moment qui est indigne de toute démocratie digne de ce nom, une suprême insulte qui a eu le mérite de démontrer au monde la nature profonde du régime MPS, que le Comité pour les droits humains et tous les partis politiques de l’opposition démocratique, dont à sa tête le Parti Libéral du Tchad, demandent sans arrêt à la mouvance présidentielle d’adopter la position constructive proposer par tous les acteurs civils de la politique tchadienne, à savoir un dialogue franc, sincère et sans aucune exclusive.



Le Parti Libéral du Tchad attire l’attention des citoyens sur sa ferme volonté de continuer à agir pour mettre en place et maintenir une véritable démocratie au Tchad.



Voici la position du Parti Libéral du Tchad en ce moment crucial de notre histoire :



La violence, sous quelque forme que ce soit et quelle que soit la raison qu'on puisse avancer, n’est pas une approche acceptable dans une société qui se veut civilisée. Malheureusement dans notre société, il est actuellement de plus en plus convenu que la seule réponse à donner à une situation politique conflictuelle est de renverser un gouvernement élu pour le remplacer par un autre qui répondrait davantage aux intérêts d’une population au détriment d’une autre, de toutes les autres.



Une telle situation se vit toujours dans la violence, laquelle, par définition, est une contrainte exercée sur un groupe de personnes par la force ou l’intimidation, sans son consentement. C’est exactement ce que Idriss Deby Itno a fait quand il est venu au pouvoir. L’histoire du Tchad dresse un portrait rempli d’événements violents se succédant les uns après les autres. Un tel vécu génère chez les populations qui le subissent un fort sentiment d’impuissance, qui se transforme souvent en actes désespérés de violence.



La société tchadienne en soi n’est pas une société violente, mais les conditions dans lesquelles elle se trouve font en sorte qu’elle réagit violemment. Comme peuple opprimé qui fait continuellement face à l’injustice et au non-respect de ses droits les plus élémentaires, la réaction instinctive est la violence. Cette violence génère la peur et toujours plus de violence.



C’est un cycle infernal qu’il faut cesser avant qu’il soit trop largement répandu. Pour faire cesser définitivement le cycle de la violence, il doit y avoir une action internationale concertée et à long terme. Nous devons nous entendre sur certains points :

Les événements récents indiquent la nécessité d'une implication active et à long terme de la communauté internationale. C’est la seule et unique façon de renverser la vapeur.

La simple intervention policière ou militaire ne règlera pas le problème de la stabilité politique du pays, il est nécessaire de travailler en profondeur la question de la gouvernance responsable.



Mika-Lelita YONDOLOUM,
Président du Parti Libéral du Tchad (PLT)
http://parti-liberal-du-tchad.blogspot.com/

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jeudi 5 avril 2007

Amnesty International demande la presence de forces de la paix au Tchad

Communiqué de presse du Parti Libéral du Tchad
N'Djamena le 05/04/2007
Tchad / Appel à la Paix et à la Sécurité / Amnesty International


Le gouvernement tchadien doit accepter la présence de forces de la paix des Nations Unies pour protéger les civils dans l’est du pays


Le Parti Libéral du Tchad (PLT) tient à féliciter Amnesty International pour avoir appelé le mercredi 4 avril 2007 le gouvernement tchadien à revenir sur son refus de la présence d’une force de la paix des Nations unies dans l’est du Tchad, près de la frontière avec le Soudan, une région où plus de 25 civils sans armes ont été tués le 30 mars dernier.

Ces tueries ont eu lieu dans les villages de Tiero et Marena, dans la région de Dar Sila. Les attaquants ont mis le feu aux maisons dans ces deux villages et ont tiré sur tous les hommes, les femmes et les enfants qui se trouvaient là.

Selon le gouvernement tchadien, les attaquants étaient des membres de milices Janjawids venus du Soudan qui agissaient de concert avec des milices arabes tchadiennes. Les milices locales d’autodéfense ont réussi à repousser les attaquants, mais seulement après la mort d’au moins 25 civils.

Selon ce que disent les habitants de cette région, les troupes de l’armée tchadienne, cantonnées à Kou Kou, village situé à peine à une cinquantaine de kilomètres de Tiero et Marena, ne sont intervenues que le lendemain de l’attaque. C'est une honte. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le régime du Président Idriss Déby Itno n'a pas à coeur de protéger les populations tchadiennes, ou que son armée n'est pas compétente pour assurer leur sécurité.

«Le gouvernement tchadien fait clairement preuve de passivité lorsqu’il s’agit de protéger les civils affectés par le conflit dans l’est du Tchad, a déclaré Tawanda Hondora, directeur adjoint du programme Afrique d’Amnesty International. Cette situation est particulièrement préoccupante étant donné que le gouvernement tchadien refuse d’autoriser les Nations Unies à déployer une force capable de protéger les civils des attaques des milices.»

Pour rappel, le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé en août 2006 au déploiement d’une «présence multidimensionnelle» dans l’est du Tchad, mais le Président Idriss Deby Itno, après avoir dans un premier temps notifié son assentiment, a récemment déclaré qu’il accepterait uniquement le déploiement d’une force de police et aucun déploiement militaire.

«Le Tchad doit immédiatement autoriser le déploiement d’une force de la paix des Nations unies disposant des ressources nécessaires et d’un mandat suffisamment fort pour protéger les civils affectés par le conflit en cours, a souligné M. Hondora.

«Il est particulièrement inquiétant de constater que les attaques transfrontalières menées au Tchad par des milices Janjawids se poursuivent. Prendre délibérément pour cible, tuer, violer et provoquer le déplacement de force de communautés entières sont des actes répréhensibles.

«La situation reste très difficile dans l’est du pays en termes de sécurité. Nous n’avons constaté aucune évolution qui puisse faire espérer un changement durable dans l’est du Tchad : aucun démantèlement de milices ; pas de désarmement ; pas de cessation des hostilités entre le gouvernement et les groupes d’opposition armés ; pas de poursuites contre les auteurs présumés d’actes de violence ; et pas de solution à la crise au Darfour, intimement liée à la situation dans l’est du Tchad, a déclaré M. Hondora.

«De toute évidence, une solution à long terme à la crise au Tchad ne sera possible qu’après cessation complète des hostilités entre le gouvernement et les groupes d’opposition armés et une fois la crise du Darfour résolue, mais la population civile au Tchad ne peut attendre – la communauté internationale doit agir pour protéger les civils dans l’est du Tchad et le gouvernement tchadien doit faire en sorte que cela soit possible», a-t-il ajouté.

Il y a urgence. Les différentes organisations humanitaires présentes au Tchad estiment que le conflit à l’est du Tchad et les attaques de civils par des milices Janjawids soutenues par leurs alliés locaux arabes tchadiens ont fait plus de 200.000 déplacés. Des milliers de personnes innocentes ont été tuées, dont des enfants qui sont l'avenir de notre pays. Par ailleurs, comme nous l'avons souligné dans un précédent communiqué, le viol de femmes et de fillettes, la mise à feu systématique de villages, des actes horribles & barbares et les déplacements forcés massifs de population sont utilisés comme armes de guerre.


Il faut que celà cesse au plus vite, dès maintenant. Les militants et sympathisants du PLT demandent donc encore une fois au Président Idriss Deby Itno d'accepter la présence de forces de la paix de l'ONU sur le territoire tchadien. Il en va de la vie de nos concitoyens.

Mika Lelita Yondoloum
Président du Parti Libéral du Tchad (PLT)
B.P. 1323 N'Djamena, République du Tchad


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vendredi 16 mars 2007

Le Tchad ne doit pas devenir un nouveau Darfour

N'Djamena le 16/03/2007
Communiqué de presse du Parti Libéral du Tchad
PLT / Appel à la Communauté internationale pour le Tchad


Suite à nos différents appels répétés à la paix, à la démocratisation et à la sécurité au Tchad, à la cessation du génocide au Darfour et de tous les conflits générés à son alentour, et d'une manière générale pour que tous les peuples de cette région d'Afrique Sub-Saharienne et Centrale puissent vivre enfin en paix et connaitre la prospérité qu'ils méritent, et notamment suite à notre communiqué du 31/08 /2006 A L'Est du Darfour... le grand oublié, le Tchad, il nous fait grand plaisir de faire savoir à tous les Amis du Tchad et Défenseurs de la Démocratie en Afrique que la Communauté internationale ne reste pas indifférente au triste sort des Tchadiens et Tchadiennes et des réfugiés du Darfour, et ce même si certaines personnes trouvent qu'elle agit par trop discrètement.


Bien au contraire, de multiples actions de soutien et activités de sensibilisation sont menées à bien auprès des décideurs. Mais toutes les actions que mènent les diplomates, députés et responsables politiques, les ONG et d'autres personnes de bonne volonté ne produiront pas rapidement leurs effets si la presse ne relaie pas comme il le faut l'information auprès du grand public pour qu'il fasse pression auprès de leur gouvernement respectif.


Or il y a vraiment urgence, car tout d'abord, des centaines de milliers de personnes souffrent et se meurent actuellement et leur nombre grandit de jour en jour, et d'autre part, tous les conflits qui existent risquent à tout moment de se transformer en une guerre régionale qui déstabiliserait toute l'Afrique et qui ne serait vraiment pas bonne pour la sécurité et la paix dans le monde de part ses implications.


Nous invitons donc tous les journalistes et médias du monde entier de bien vouloir diffuser le plus largement possible le communiqué de presse ci-dessous d'Oxfam en date du 15 Février 2007 et qui est toujours d'actualité et même malheureusement plus encore.

L’Est du Tchad ne doit pas devenir un nouveau Darfour


De nouvelles attaques sur les civils ont fait des douzaines de victimes


Il ne faut pas laisser les attaques sur les civils dans l’Est du Tchad atteindre les niveaux constatés au Darfour, a déclaré ce jour l’agence humanitaire internationale, Oxfam, au moment où le Conseil de sécurité de l’ONU se prépare à prendre la décision d’envoyer ou non une force de maintien de la paix dans ce pays.

Le nombre de Tchadiens déplacés à l’intérieur de leur pays a quadruplé depuis mai 2006, passant de 30.000 à plus de 120.000 personnes, pour la plupart suite à de violentes attaques sur leurs villages.

Au cours de ces deux dernières semaines, les attaques sur les civils se sont intensifiées dans la province de Dar Tarma dans le nord-est, où les rivalités traditionnelles sont en train de se transformer en un conflit majeur à mesure que les groupes armés s’organisent mieux, sont plus nombreux et mieux armés. Dans la province sud-est de Dar Sila, des conflits et attaques interethniques dans des villages, y compris des attaques à partir du Darfour voisin, sont menés en toute impunité. Lors de la dernière semaine du mois de janvier, des douzaines de civils ont trouvé la mort dans des attaques de villages par des miliciens près de Djimeze et Biltine.

« Nous nous trouvons face à une situation exceptionnelle, car plus de 230.000 réfugiés qui ont fui les attaques au Darfour en 2003 et 2004, sont rejoints par des milliers de Tchadiens fuyant une nouvelle vague de combat se déroulant chez eux, » a déclaré Roland Van Hauwermeiren, directeur d’Oxfam au Tchad. « L’Est du Tchad est l’un des endroits au monde où il est le plus difficile de trouver de l’eau. Et, malgré tous nos efforts, certaines personnes ne reçoivent que 4 à 5 litres d’eau par jour alors qu’elles devraient en recevoir au moins 15 litres (1). »

Oxfam fournit de l’eau potable à 30.000 personnes déplacées dans et autour de la ville de Goz Beida, mais il est difficile de garder un tel niveau d’assistance alors que d’autres personnes déplacées arrivent, et que l’insécurité oblige à réduire les effectifs. Au cours des deux semaines passées, Oxfam a envoyé dans l’Est du Tchad trois avions cargos chargés d’équipement pour l’approvisionnement en eau et de matériel sanitaire. Outre les pompes à eau et du matériel de forage, ces avions ont transporté du matériel pour construire des latrines d’urgence pour les personnes ayant fui la violence.

Des déchets provenant des animaux et des humains jonchent le sol dans les zones où se sont installés les Tchadiens déplacés, et les enfants y marchent pieds nus.

« Dans certaines des zones où nous travaillons, vous avez 12.000 à 15.000 personnes, et pas une seule latrine. Si la violence se poursuit et nous empêche de construire rapidement des latrines, il sera très difficile d’empêcher l’irruption de maladies infectieuses et maladies liées à l’eau, telles que diarrhées, choléra et hépatites », a ajouté Van Hauwermeiren. « Chaque jour, dans l’Est du Tchad, de plus en plus de gens souffrent des conséquences d’un violent conflit, et la situation est en train de s’aggraver au point de devenir incontrôlable. Nous devons mettre fin aux attaques maintenant. »

Oxfam en appelle aux autorités tchadiennes et à la communauté internationale afin qu’elles entreprennent une action urgente et immédiate pour stopper la violence interethnique et aident ceux qui ont été affectés par cette violence.

Au moment où le Conseil de sécurité des Nations Unies délibère sur le déploiement d’une force internationale dans l’Est du Tchad, Oxfam rappelle à toutes les parties en conflit que :

  • Priorité doit être donnée à la protection des civils victimes du conflit. Toute force internationale déployée au Tchad devra être axée sur la sécurité des réfugiés soudanais, des Tchadiens déplacés, et des communautés locales, pour mettre fin aux attaques sur les populations civiles.

  • Des actions pour stopper la violence contre les civils doivent être entreprises rapidement et de manière décisive. Si le Conseil de sécurité des Nations Unies décide de déployer une force ce mois-ci, les États membres de l’ONU doivent rendre disponibles immédiatement les ressources financières, logistiques et humaines nécessaires à un déploiement

  • Les acteurs humanitaires doivent être en mesure de fournir une aide à ceux qui en ont besoin sans s’exposer eux-mêmes au feu ou aux attaques. Il est crucial que toute force internationale au Tchad communique clairement avec toutes les parties en conflit sur le fait qu’elle est axée sur la protection des civils, et qu’elle fasse tous les efforts possibles pour respecter et promouvoir la neutralité et l’impartialité des agences humanitaires.

  • Les mesures à court terme pour améliorer la sécurité des civils dans l’est du Tchad devront être complétées par un large dialogue national incluant des acteurs du gouvernement, de l’opposition et de la société civile. Il ne peut y avoir de paix durable au Tchad sans processus politique.

Contact : pour de plus amples informations ou pour fixer des interviews en anglais, français, espagnol ou allemand avec le personnel d’Oxfam au Tchad, veuillez contacter :
- au Royaume Uni : Clare Rudebeck : Tel : +44 (0) 7769 887 139 ou +44 (0) 1865 47 2530, Email : crudebeck@oxfam.org.uk
- aux USA : Jennifer Abrahamson : Tel. + 1 212 687 2150 ou +1 202 321 7858, Email : Jennifer.Abrahamson@oxfaminternational.org

(1) Note aux éditeurs : les normes humanitaires internationales (connues sous le terme « Normes SPHERE ») recommandent un minimum de 15 litres d’eau par personne et par jour dans une situation d’urgence humanitaire.



En remerciant d'avance tout le monde de bien vouloir publier et faire circuler ce communiqué le plus largement possible, nous espérons que tous ceux qui ont gardé en eux l’amour des hommes, feront le nécessaire, tout leur possible, quelles que soient leurs conceptions ou orientations politiques, philosophiques, métaphysiques ou religieuses, pour que la paix règne enfin au Tchad et au Darfour, et partout ailleurs.



Le Comité de soutien de
Mika - Lelita Yondoloum
Président du Parti Libéral du Tchad
B.P. 1323 N'Djamena, République du Tchad
Site Internet : www.parti-liberal-du-tchad.blogspot.com

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jeudi 8 mars 2007

Défendre la démocratie au Tchad est important pour le monde entier

Communiqué de presse du Parti Libéral du Tchad
N'Djamena le 8/03/2007
Tchad / Appel à la communauté internationale / Défendre la paix et la démocratie au Tchad



Agir avec le PLT pour défendre la paix et la démocratie au Tchad



La communauté internationale ne peut pas se permettre de laisser le difficile processus de paix en République du Tchad succomber à un regain de violence.


La transition démocratique au Tchad vient d'être le sujet du groupe de réflexion annuel de Droits et Démocratie, qui s'est tenu le 16 Décembre dernier par quelques pays décideurs importants du G8 au siège du Ministère des Affaires étrangères du Canada à Ottawa.


Les combats qui ont repris au Darfour puis à l'Est du Tchad (avec dernièrement la présence de nouveaux foyers de tension dans le Nord Tchadien et qui ont vu les villes de Ounianga Kebir et Gouro tomber aux mains des soldats rebelles la semaine dernière) ne doivent absolument pas s'intensifier. Un retour à une situation de conflit dans la région volatile du Tchad serait catastrophique pour les droits des personnes dans cette région d'Afrique centrale où la guerre a coûté la vie à plus de deux millions de personnes seulement depuis 1998.


« Les peuples amis du Tchad souhaitent ardemment la paix et le Canada doit faire sa part pour qu'on ne le laisse pas tomber ce pays d'Afrique centrale, a soutenu le maître des conférences M. Jean-Louis Pommerleau, coprésident de Droits et Démocratie, un organisme québécois de réflexion. Le processus pour parvenir à cette paix est maintenant en place, mais il nécessite le soutien sans faille des dirigeants des partis politiques supporters de la démocratie au Parti Libéral du Tchad dirigé par M. Mika-L.Yondoloum. La communauté internationale s'est résolument engagée pour que la démocratie puisse croître et prospérer au Tchad » selon la puissance planétaire qu'est le G8 et dont fait partie le Canada.


Chers amis, défenseurs de la démocratie, il n'y a pas de politique sans droits de l'Homme... et surtout sans liberté et démocratie. Tous ceux et toutes celles qui s'aventureront une nouvelle fois dans une attitude immonde comme celles qui ont prévalu depuis 1982 à aujourd'hui, seront immédiatement rappelés à l'ordre....


La démocratie crée le désir d'être reconnu comme un être humain. Ce n'est que dans le cadre de la démocratie que le fait d'être une personne signifie quelque chose, et que le désir d'être reconnu comme tel prend tout son sens. En même temps, la démocratie ouvre aussi le débat sur ce que signifie l'être humain. Le Tchad est composé d'êtres humains pour être ensuite des citoyens, mais pas l'inverse.

Pour que la démocratie soit crédible, on ne doit permettre à aucune hégémonie, non plus qu'à aucune forme de marginalité, d'être constitutive du fonctionnement du système démocratique. La démocratie doit être l'espace dans lequel, par principe, toute hégémonie peut être contestée avec les moyens que la démocratie autorise à cette fin.


La démocratie doit donc se définir comme un espace de résistance pacifique par le dialogue dans la compréhension mutuelle et le respect réciproque. En conséquence, tout système politique qui n'autorise pas la résistance perd le droit de se qualifier de "démocratique".


Cela implique que la démocratie ne doit pas être considérée comme l'idée libérale-individualiste selon laquelle chaque individu devrait être doté d'un pouvoir égal mais qu'elle doit être comprise comme un espace autorisant la formation et l'alternance d'alliances hégémoniques cherchant à agir pour le bien commun de tous selon leurs compréhensions des hommes et des choses.


La démocratie est alors vue non pas comme la somme des préférences individuelles, mais comme le jeu mouvant de multiples forces qui luttent pour l'hégémonie. La démocratie, elle aussi, peut répondre au désir d'être reconnue comme meilleure : en démocratie considérée comme espace de résistance, la politique devient une lutte pour la reconnaissance d'idées meilleures pour l'avenir du monde.


Un pays est démocratique dès lors qu'il offre aux citoyens le droit de choisir librement son gouvernement par le biais d'élections périodiques à bulletins secrets entre différents partis, sur la base du droit de vote accordé universellement et également à tous les adultes.


Néanmoins, la démocratie libérale est le produit d'une articulation contingente de deux traditions différentes. D'un côté, on trouve la tradition libérale, fondée sur l'état de droit, la défense des droits des personnes et le respect de la liberté individuelle ; de l'autre, la tradition démocratique, fondée sur le concept d'égalité, d'identité entre gouvernants et gouvernés, et de souveraineté du peuple. Il est important de comprendre que la démocratie libérale est la somme de deux logiques fondamentales.


Que la nouvelle année 2007 soit pour les Tchadiens et Tchadiennes l'occasion de retrouver les plaisirs du partage, au sein de nos familles respectives, et ceux de la solidarité, auprès des plus démunis, qui est le signe particulier de la manière idéale de penser à la société et d'influencer sa transformation. Deux manières de reconnaître l'autre, les autres, et de créer une société plus humaine, respectueuse à la fois des différences et des règles de vie commune.


Merci de votre soutien au Parti Libéral du Tchad et à son Président !


Mika- L. YONDOLOUM
Président du Parti Libéral du Tchad
BP 1323 Ndjaména, République du Tchad


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jeudi 14 décembre 2006

Pas de paix sans justice au Tchad ou ailleurs

Il n’y a pas de paix sans justice, au Tchad comme ailleurs dans le monde


La paix est devenue ces derniers temps le cheval de bataille de toutes les composantes de la nation tchadienne. Partis politiques, groupes de la société civile et simples citoyens l’implorent et la recherchent de tous leurs vœux.
Que faut-il pour que cette paix s’instaure de manière définitive au Tchad ?

Outre des facteurs exogènes (crise du Darfour, richesses pétrolières, montée de l'intégrisme, etc., et attitude de la Communauté internationale), le manque de paix au Tchad est en grande partie dû au manque de justice sociale et à d'autres facteurs qui lui sont liés (absence de dialogue véritable, élections entachées de fraudes, etc., corruption, prévarication et détournements des fonds publics).
Le fruit de la justice sera la paix ; la justice produira le calme et la sécurité pour toujours. Pour se mettre au service de la paix, la justice doit informer de son action de manière pédagogique, proposer des services d’accès au droit et s’assurer que chacun bénéficie équitablement de ses services.

I. La justice doit être médiatrice et impartiale pour rester unique

La justice est l’un des piliers de la cohésion sociale dans la mesure où elle fait office de médiateur dans les conflits opposant des individus entre eux (droit privé), et aussi des individus avec l’État (droit public). Une justice respectable doit être médiateur et non bourreau.

La cohésion sociale s’effondre lorsque la justice semble prendre le parti d’une force plutôt que d’une autre (une ethnie particulière, un État totalitaire) puisque les individus et groupes sociaux sans cesse incriminés par cette justice aux ordres ne reconnaîtront pas la légitimité de ses arrêts.

On peut prendre l’exemple de la justice des États-Unis appliquant depuis son origine le principe de culpabilité aux Noirs ayant affaire à elle. Les chiffres sur la proportion de Noirs incarcérés, condamnés à mort sont clairs à cet égard. En réaction, les Noirs ont tendance à rejeter systématiquement les décisions de la justice américaine, au prix de révoltes. C’est ainsi que le footballeur O.J. Simpson fut acquitté au terme d’un procès qui avait indéniablement prouvé sa culpabilité, et ce afin d’éviter les émeutes en préparation.

Dans le cas d’une justice partiale, on observe la juxtaposition d’une seconde justice : une justice populaire coutumière non formalisée mais bénéficiant d’un respect bien supérieur. C’est ce cas que l’on retrouve dans bien des pays autoritaires comme par ex. le Tchad actuel, mais aussi parmi les groupes de délinquants : le code des prisons diffère du code de procédure pénale.

Or, la justice populaire peut se révéler désastreuse en ce qui concerne l’unité populaire, puisque son caractère non formel peut ouvrir la porte à bien des abus et des rancœurs. L’épuration violente des collaborateurs menée en France au lendemain de la seconde guerre mondiale a encore davantage accentué la division d’un peuple déjà meurtri. La loi du talion et la vendetta continuent à décimer des villages siciliens alors que le contentieux initial est oublié de tous.

Une justice étatique qui aurait ordonné une juste réparation du délit et ainsi de la dignité de la victime aurait sans doute évité l’engrenage de la violence qui se perpétue jusqu’à aujourd’hui.

II. La nécessité d’un devoir de mémoire en cas d’abus


Au Tchad, la répétition de la violence en vigueur est due au recours à la violence comme mode privilégié de résolution des conflits. Il est facile de remarquer qu’en l’absence d’un système de justice équitable pour tous ou au regard du caractère expéditif du mode de règlement, beaucoup de Tchadiens restent convaincus que la force constitue le seul moyen de résoudre des conflits. Ce qui est de nature à perpétuer le cycle vicieux de la haine, de la vengeance, en bref de la violence.

La justice doit, en effet, rendre la dignité aux victimes et rétablir les valeurs de base. La justice à le devoir de formaliser les mesures de rétorsion à l’encontre de ceux s’étant rendus coupables de monstruosités. Elle concourt ainsi à conforter les victimes dans l’idée qu’elles ne sont pas indirectement coupables de leur situation. Elle signifie également aux personnes ou aux groupes de personnes spoliés ou violentés que la puissance publique se range de leur côté.

Les victimes obtenant réparation pour les préjudices subis n’ont pas le besoin de se venger par elles-mêmes et peuvent tourner la page d’un événement douloureux. Le travail de deuil part ainsi sur des bases saines. Dans le cas contraire, lorsque la justice n’accède pas aux demandes des victimes, soit en ne reconnaissant pas le préjudice, soit en ne prenant aucune mesure de rétorsion contre les coupables, un fort sentiment d’impunité en résulte, décrédibilisant l’institution judiciaire. C’est alors que se développent des rancœurs indélébiles constituant le ferment de conflits armés et de guerres civiles.

Ainsi, pour établir des bases civiles saines en ex-Yougoslavie, le Tribunal pénal international a été chargé de juger les dignitaires et les militaires responsables d’exactions lors des conflits opposant les communautés serbes, bosniaques et croates. Le fait que les responsables soient jugés et incriminés pour les crimes dont ils sont responsables est un préalable nécessaire à l’instauration d’une paix durable.

La preuve de la validité du devoir de mémoire est présentée par l’attitude de l’Allemagne depuis la fin de la seconde guerre mondiale. La RFA dans un premier temps, puis l’Allemagne unifiée n’ont eu de cesse de proclamer officiellement leur culpabilité nationale en raison de la Seconde Guerre mondiale, de proposer d’importantes réparations et de multiplier les gestes symboliques envers les victimes et leurs représentants. Le peuple allemand a totalement intégré cette attitude et ceci a permis de « faire passer l’histoire ».

III. Les limites de la réparation judiciaire

Le pardon allemand a débuté avec le procès de Nuremberg jugeant les dignitaires nazis devant le monde entier. Ceci souligne le rôle des institutions judiciaires internationales. Pour préserver la paix dans le monde, il faut renforcer le rôle déjà décisif des accords internationaux et des instances judiciaires internationales, comme les accords de Genève sur les prisonniers de guerre, le Tribunal pénal international de La Haye ou les traités de non-prolifération des armes nucléaires… Ces institutions sont certes perfectibles, mais elles ont le mérite de poser, et parfois de faire appliquer, des règles allant dans le sens de la gestion pacifique des conflits dans le monde.

Toutefois, si la justice a un rôle indispensable à jouer dans l’instauration d’une paix durable, elle ne doit pas constituer un recours systématique au règlement de différends. De nombreux problèmes peuvent trouver leur résolution dans un cadre extra judiciaire. Les contentieux familiaux (hors affaires de mœurs), les erreurs médicales, les atteintes à la propriété intellectuelle et nombre de différends interpersonnels ne doivent pas toujours être forcément résolus par l’intermédiaire de la justice.

Les indemnités financières en compensation du préjudice subi motivent souvent des plaignants à saisir la justice. Mais ceci aboutit à une judiciarisation de la société, et chaque personne physique comme morale commence à se prémunir contre toute attaque juridique avant toute initiative. Ceci a un effet bloquant et, de plus, aboutira certainement à un renforcement du pouvoir des personnes maîtrisant les codes juridiques.

En effet, la justice doit être une institution uniforme appliquant une même décision à deux cas de figure similaires. Le formalisme de l’institution judiciaire est le gage de son indépendance et de son impartialité. Quoiqu’elle doive tenir compte des circonstances et que le juge à une certaine marge de manœuvre bien définie par la loi pour apprécier et qualifier les faits et déterminer la sanction, la justice est aveugle, elle n’est pas flexible ni adaptable et elle ne doit pas l’être.

En conséquence de ce formalisme, la justice devient une discipline d’initiés, avec ses procédures, ses costumes, ses rituels, son vocabulaire, ses références, ses règles tacites. Le citoyen banal ne peut avoir connaissance de ses droits et il ne peut les comprendre, même si l’envie lui venait de les connaître. Il doit alors déléguer l’entreprise de toute procédure à des juristes spécialisés, sachant qu’il faudra sûrement rétribuer leurs compétences. Ceci constitue une sérieuse limite à l’exercice de leurs droits par les citoyens.

Il peut en résulter l’impression que la justice aide les favorisés, ceux qui détiennent les clefs de compréhension des décisions législatives et judiciaires et des avantages pratiques que l’on peut en tirer. Ainsi, des escroqueries éhontées peuvent être légales, et des actions de bon sens se révéler illégales. Ceci conduit à délégitimer l’institution, considérée comme ne servant que des intérêts particuliers.

La répétition des conflits trouve son explication également dans le bénéfice tiré par les acteurs. Si une personne trouve dans les conflits une source de revenus substantiels (amendes, saisies des biens, etc.) ou d’avantages directs ou indirects (bloquer un concurrent, nuire à la carrière d’un homme politique, etc.), elle n’a pas intérêt à ce qu’il n’y ait pas de conflits.

En outre, on se rend compte que dans certains cas l’argent ne rend pas justice à la justice. Les structures traditionnelles qui jouaient un grand rôle dans le règlement de ces conflits ont été pris en otage par des préoccupations mercantiles ou ont été soit marginalisées, soit monopolisées par des autorités militaires ou administratives. On accuse souvent ces dernières d’attiser la haine ou la violence et de s’intéresser plus à ce qu’elle rapporte qu’à son règlement définitif. Face aux avantages pécuniaires de certains conflits, très peu d’attention est accordée à la recherche de leurs causes profondes, à la quête de la paix, à la justice, à l’harmonie sociale et aux solutions durables.

C’est pourquoi, pour se mettre au service de la paix, la justice doit informer de son action de manière pédagogique, proposer des services d’accès au droit et s’assurer que chacun bénéficie équitablement de ses services. C’est, alors, le premier pas vers l’instauration d’une justice sociale facteur de paix civile. Et c’est ce que souhaite le Parti Libéral du Tchad pour le bien de toutes les populations tchadiennes et de tous les peuples dans le monde.


MIKA – L. YONDOLOUM
Président fondateur du PLT
B.P.1023 N'Djaména, République du Tchad

Tchadiennes, Tchadiens, rejoignez le
Parti Libéral du Tchad,
le parti des Droits et Libertés :
Paix, Éducation, Emploi et Prospérité,
pour le vrai changement :
Prospérer au Présent et Investir dans l'Avenir

Nouveau Forum de réconciliation nationale ouvert à tous
http://www.pltchad.com/forum-politique-tchad/index.php

mercredi 13 décembre 2006

Merci au PS de soutenir le dialogue avec tous les partis politiques tchadiens

N’Djamena, le 12/12/2006
Communiqué de presse du Parti Libéral du Tchad
Tchad / Vie politique / Soutien du Parti Socialiste français

Le PS français soutient le dialogue avec l'opposition tchadienne



Suite au communiqué de presse du Parti socialiste français (PS) paru dans L'Express du 11/12/2006 et dont copie a été transmise à la PANA, le Comité de soutien du président du Parti Libéral du Tchad est très heureux de savoir qu'un des plus importants partis politiques français soutient l'opposition démocratique tchadienne, toutefois nous tenons à apporter les précisions et commentaires ci-dessous qui soulignent l'importance du dialogue. En bref, ce que nous souhaitons c'est un dialogue inclusif.

Tout d'abord, nous remercions chaleureusement le PS pour cette initiative et tout ce qu'il a fait auparavant pour le Tchad. Nous n'en espérions pas moins de ce grand parti démocratique qui oeuvre pour le bien commun du pays, veut rendre la société meilleure, plus humaine, plus juste et plus solidaire, s'efforce d'améliorer les conditions de vie et de travail des populations résidant sur le territoire (citoyens, immigrants et réfugiés), veille à promouvoir et protéger les droits des personnes et les libertés publiques, vise à augmenter le niveau de vie de toutes les classes sociales et s'emploie à donner à chaque personne les moyens de vivre décemment et les mêmes chances de réussir, des objectifs que nous partageons, et que tous les Tchadiens souhaitent se voir réaliser enfin, à commencer par pouvoir vivre en paix et en sécurité et avoir un travail correspondant à leurs qualifications et offrant un revenu décent, et dès à présent pouvoir manger à leur faim, avoir de l'eau potable et avoir accès à des soins de santé et des médicaments où qu'ils se trouvent sur le territoire tchadien.

Comprenant la situation de pauvreté du pays, les Tchadiens ont attendu avec patience que leur conditions améliorent. Mais, avec tous les revenus pétroliers qui sont maintenant à la disposition du gouvernement tchadien, il n'a plus aucune excuse. Il est temps dès aujourd'hui qu'il mette en place une véritable démocratie permettant à tous de prospérer. De plus, compte tenu de tous les détournements de fonds publics qui ont lieu, et aussi de la corruption et de la prévarication qui gangrènent le pays, il faut éviter que ces revenus ne profitent qu'à une petite poignée d'individus. Seul un véritable dialogue permettra au pays de se sortir de son enlisement politique, financier, économique, social, sanitaire, scientifique et culturel.

Et nous espérons que, prenant conscience de la triste réalité du Tchad, tous les autres partis politiques français, notamment l'UMP qui est actuellement au pouvoir, emboîteront le pas pour demander au gouvernement de M. Jacques Chirac de ne plus soutenir sans condition le régime du président Idriss Deby Itno et d'inciter fermement - mais diplomatiquement et dans le respect de notre souveraineté nationale - le gouvernement tchadien à dialoguer de manière franche et sincère avec l'ensemble des responsables tchadiens qui influencent d'une manière ou d'autre le paysage politique tchadien. De plus, pour qu'il soit effectif et constructif, ce dialogue doit faire partie de la vie politique tchadienne et est à commencer par un Forum de réconciliation nationale au cours duquel les propositions et doléances de chacun seront écoutées et bien sûr prises en compte pour instaurer une véritable démocratie digne de ce nom, basée sur un Etat de droit, avec des mécanismes de concertation, d'expression et de participation et des comités de gouvernance et de surveillance pour assururer une gestion transparente des fonds publics.

Autrement dit, pour instaurer une véritable démocratie et pour bien préciser la volonté unanime de tous les Tchadiens, ce dialogue doit être global et sans exclusive, c'est-à-dire avec l'ensemble des leaders

- ceux de la classe politique tchadienne (ce qui inclut les autorités tchadiennes, les leaders des partis qui ont des députés au Parlement et tous les dirigeants des différents partis et mouvements politiques tchadiens qui n'ont pas de représentants élus faute de véritables élections libres et transparentes, à savoir non seulement les représentants de tous les partis légalement enregistrés au Tchad, mais aussi tous les leaders politiques qui se sont exilés à l'étranger pour protéger leur vie, ou par peur d'un retour en arrière, comme avant le commencement du processus de démocratisation du pays, ainsi que tous les chefs des divers groupes politico-militaires qui sont des patriotes épris de paix tels que par ex. l'ANR, comme l'étaient les résistants qui combattaient le régime de Vichy pendant la 2e guerre mondiale, c'est-à-dire ceux qui ont la volonté de briser le cercle vicieux de la violence, qui ne cherchent pas à changer la nature du régime en place uniquement par la force, par désespoir de cause et faute d'une solution démocratique, et par dessus tout qui ne cherchent pas à renverser le régime par un coup d'état militaire et seulement pour s'accaparer du pouvoir), et

- ceux de la société civile (à savoir tous les responsables des différentes associations tchadiennes et des syndicats présents au Tchad, ainsi que les représentants de la Diaspora tchadienne qui oeuvrent à travers divers réseaux d'influence et organisations présents dans divers pays étrangers et qui, rappelons-le, ont un poids important sur la scène politique tchadienne et peuvent aider le Tchad à se sortir de sa crise politique).

En effet, pour que le Tchad connaisse enfin la paix et puisse prospérer, que toutes les populations puissent vivre en sécurité sur l'ensemble du territoire et voir leurs conditions de vie s'améliorer, et que les Tchadiens et les plus de 250.000 réfugiés soudanais qui vivent à l'Est du Tchad, ainsi que les plus de 2,5 millions de Soudanais qui fuient la région du Darfour, ne soient pas contraints de rejoindre les rangs de groupes rebelles qui cherchent à recruter et qu'ils ne subissent plus les exactions (meurtres, viols, massacres en masse, etc.) de milices et de bandes armées de toutes sortes, nous ne le répèterons jamais assez, il est fondamental que ce dialogue soit inclusif.

Sinon, d'une part au plan politique, il n'y aura jamais de réconciliation nationale et le processus de démocratisation ne pourra pas se poursuivre normalement, comme promis par le Président Idriss Deby Itno, et d'autre part, au plan économique, toutes les forces vives du Tchad ne pourront pas participer au développement du pays.

Par ailleurs, s'il n'est pas mis un terme à la situation de guerre civile larvée au Tchad (ce qui est une des conditions essentielles pour résoudre la crise au Darfour où un génocide est en train de se dérouler devant les yeux par trop indifférents ou impuissants de la Communauté internationale et pour stopper à l'Est du Tchad les opérations de nettoyage ethnique des milices Janjawids), il y a de grands risques de déstabilisation de toute la région et, par effet de dominos, de toute l'Afrique. Il faut en effet savoir notamment qu'en Afrique divers groupes ethniques sont à cheval sur les régions frontalières (par exemple les Zaghawas, Masalits et Dajos) et sont même présents dans plusieurs pays (par exemple les Touaregs et autre peuples berbères qui habitent dans toute l'Afrique septentrionale et saharienne). A ce propos, comment peut-on espérer que le gouvernement Deby arrive à négocier avec le Soudan s'il n'arrive même pas à dialoguer avec son propre peuple? La solution à la crise humanitaire du Darfour et celle à l'Est du Tchad commence par l'instauration d'un véritable dialogue au Tchad.

C'est pourquoi nous sommes fort étonnés de lire que "le Parti socialiste français apporte son soutien à la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC)". Nous aurions espéré qu'il n'apporte pas son soutien seulement à une des composantes de l'opposition tchadienne, la CPDC, mais, d'une manière plus large, qu'il offre son appui à l'ensemble des partis politiques tchadiens. C'est certes un important groupement de partis politiques de l'opposition tchadienne, mais il ne constitue pas à lui tout seul l'ensemble de l'opposition démocratique.

Il y a différents autres partis, anciens et nouveaux, en qui de nombreux Tchadiens de toutes les régions et de toutes les religions placent leurs espoirs, dont le Parti Libéral du Tchad qui bénéficie de l'appui de plus de 12% de la population tchadienne et qui a implanté en quelques mois seulement plus d'une vingtaine de bureaux à travers tout le pays.

Ce n'est pas parce qu'une grande partie de la majorité silencieuse nous soutient, que beaucoup de nos sympathisants sont pauvres ou de jeunes diplômés sans emploi et que d'autres partis et groupes armés font la manchette des journaux qu'il faut considérer que nous n'existons pas. Bien au contraire, si on considère le nombre de militants qui nous rejoignent chaque jour de plus en plus, le PLT représente maintenant une des plus grandes forces de l'opposition démocratique, le seul parti tchadien avec un vrai programme de société, le seul mouvement populaire ouvert à tous les Tchadiens et Tchadiennes et qui n'est pas basé sur des critères claniques, ethniques ou confessionnels, et selon toutes vraisemblances la seule alternance démocratique possible capable de regrouper toutes les bonnes volontés pour constituer un gouvernement d'union nationale oeuvrant pour la paix, la concorde et la prospérité des Tchadiens. La vertu des gens épris de paix est d'être silencieux, mais notre force tranquille ne doit pas être assimilée à une absence de volonté de faire bouger les choses pour le mieux.

D'autre part, quoique le geste est grandement apprécié par les Tchadiens, nous tenons à le souligner encore, ce qui est important ce n'est pas simplement de soutenir l'opposition démocratique tchadienne mais c'est aussi et surtout de favoriser le dialogue entre le gouvernement du Président Deby et l'ensemble des acteurs de la vie politique tchadienne, ce qui inclut donc les différents groupes politico-militaires. Car, tout simplement, sans véritable volonté de dialogue véritable il n'y a pas de démocratie possible. Si la Communauté internationale n'incite pas fermement les dirigeants du régime MPS (Mouvement Patriotique du Salut) au pouvoir à dialoguer, et donc à entendre les doléances et propositions des différents partis et mouvements politiques et à les faire participer au développement du Tchad, l'opposition tchadienne continuera à parler dans le vide... Et à plus ou moins moyen terme, il y a malheureusement de fortes chances que la situation dégénère en guerre civile sanglante ou qu'un groupe de rebelles à la solde d'une puissance étrangère renverse le président en place, ce que nous voulons éviter à tout prix.

Il est également important que tous les leaders des groupes politico-militaires patriotiques s'assoient à la table de négociation, car tant et aussi longtemps que l’Armée nationale tchadienne (ANT) sera occupée à courir après les groupes rebelles à travers un vaste territoire (deux fois et demi plus grand que la France, presque aussi vaste que le Québec et plus grand que toute l'Europe de l'Ouest), elle laissera sans défense de longues portions de la frontière avec le Soudan (plus de 1200 km difficiles à surveiller) et ainsi les milices Janjawid pourront continuer en toute impunité à lancer des raids sur la région Est du Tchad. Nous voulons que cessent toutes les souffrances des populations civiles. Le seul moyen d'y parvenir est de dialoguer, car la solution n'est pas militaire mais politique, tant au plan national qu'en ce qui concerne nos relations avec le Soudan.
De plus, il est urgent de nouer le dialogue dès maintenant pour éviter une guerre civile fratricide entre Tchadiens et empêcher que cela débouche sur un conflit régional que nulle personne ne pourra arrêter, car depuis début décembre la lutte armée a repris de plus belle. De violents combats sont signalés presque quotidiennement, à l'Est et au Sud du Tchad, entre le peu d'armée qui reste fidèle au Président Idriss Déby Itno et plusieurs mouvements politico-militaires qui occupent brièvement certaines villes avant de se retirer. Selon un communiqué de presse du Ministre tchadien de la Communication, M. Hourmadji Moussa Doumgor, les rebelles appartiendraient au l'UFDD (Union des forces pour la démocratie et le développement) de Mahamat Nouri et au SCUD (Socle pour le changement, l'unité et la démocratie, rebaptisé Rassemblement des forces démocratiques, RaFD) de Seby Aguid.

Enfin, il convient de rappeler que la plupart de ceux qui luttent contre le régime de Deby Itno les armes à la main (à savoir les patriotes tchadiens qui n'ont aucun lien direct ou indirect avec le Soudan et ceux non issus de sa famille ou de son clan) ne l’ont fait que contraints parce que le pouvoir tchadien en place ne leur a laissé aucun autre choix de combat politique ou parce qu'ils ne croient pas qu'il est possible de changer par des voies démocratiques légales et sans violence la nature du régime. La mise en place d'une véritable politique de dialogue permettra de leur redonner espoir en la démocratie et de les amener à cesser le combat et à retourner dans leurs casernes. Il est important de noter aussi que les militaires tchadiens qui ont rejoint les rangs de la rébellion armée ne combattent pas tous absolument pour renverser à tout prix le régime par la force mais pour amener une véritable démocratie au Tchad. D'ailleurs, il est à souligner qu'ils n'ont intenté aucune action pendant 7 mois, de fin avril à fin novembre 2006, c'est-à-dire tant et aussi longtemps qu'ils croyaient que les diplomates étrangers arriveraient à convaincre Deby de dialoguer et de changer la nature du régime. Il faut que les violences cessent, de part et d'autre, pour le bien du Tchad et aussi pour la paix en Afrique et dans le monde.

Nous espérons aussi que l'appui des responsables politiques français ne sera pas seulement un simple soutien moral et purement verbal, quoique nous l'apprécions grandement, mais que le gouvernement français fera aussi tout son possible auprès du gouvernement tchadien pour favoriser concrètement le dialogue, notamment, par exemple,
- en permettant aux responsables des différents partis et aux journalistes de la presse privée tchadienne de pouvoir s'exprimer en toute liberté et sécurité, et donc sans craindre d'être arrêtés, torturés et liquidés (et ce que cette peur soit fondée ou non, car dans l'un et l'autre cas il ne peut pas y avoir de véritable liberté d'expression),
- en donnant aux partis les moyens matériels et financiers nécessaires pour pouvoir se développer, débattre démocratiquement et s'exprimer (local, bureau, équipement, voiture, etc., et du papier pour pouvoir diffuser leurs idées) et pour que le peuple puisse décider en pleine connaissance et en toute conscience au terme de véritables campagnes électorales, car rappelons-le les partis de l'opposition ne bénéficient d'aucun financement public et la plupart des militants sont bien souvent trop pauvres pour payer même une petite cotisation, et bien sûr
- en envoyant des observateurs internationaux pour que les prochaines élections législatives et municipales se déroulent normalement et dans un climat de paix et qu'elles soient vraiment démocratiques, libres, équitables et transparentes.

Nous notons aussi avec plaisir que le Parti socialiste français appelle le gouvernement français à conditionner l'aide française à la tenue d'un véritable dialogue politique au Tchad. Comme chacun le sait, en visite au Tchad fin novembre 2006, le Premier ministre français Dominique de Villepin avait rappelé l'importance de "l'esprit d'ouverture, de rassemblement et de dialogue entre Tchadiens". C'est bien que le Premier ministre en appelle au dialogue entre Tchadiens, mais cela n'est pas suffisant, car tous les précédents appels amicaux du Président français Jacques Chirac et de son Ministre des affaires étrangères sont restés lettre morte.

Quoique nous aurions préféré que le gouvernement français fasse pression pour annuler les résultats du scrutin de mai qui sont entachés de fraudes et donc que de nouvelles élections présidentielles vraiment démocratiques aient lieu sous l'égide de l'ONU, nous soutenons la proposition du PS qui lui "demande d'agir en conséquence et de conditionner l'aide française au Tchad, qu'elle soit politique ou militaire, à la tenue d'un véritable dialogue politique, dans l'esprit des accords de Cotonou".

Enfin, comme l'a dit en 2005 M. Alpha Oumar Konaré, ex-président du Mali, l'Afrique "doit définitivement dire non aux conflits et aux guerres, non aux coups d'État pour lesquels (...) nous devons prôner la tolérance zéro. Pour ce faire, nous devons veiller à ce que partout la légalité se pare de légitimité (...). Si ce n'était le cas, nous ouvririons la voie à une épidémie de coups d'État, de révolutions de palais, de manipulations constitutionnelles (...)". C'est pourquoi le PLT appelle encore une fois tous les partis politiques de la France et des pays amis à faire pression sur leur gouvernement respectif pour qu'il demande au Président Deby de faire tout le nécessaire pour qu'un véritable dialogue politique soit instauré au Tchad.

Le Comité de soutien de
MIKA-LELITA YONDOLOUM
Président du Parti Libéral du Tchad
B.P. 1023 N'Djamena, République du Tchad

lundi 11 décembre 2006

Que la Paix regne au Tchad

N'Djamena le 11/12/2006
Communiqué de presse du Parti Libéral du Tchad
PLT/Tchad/Bonnes fêtes de fin d’année à tous les Tchadiens et Tchadiennes

Parti Libéral du Tchad : Message de fin d’année


L’année 2006 s’achève bientôt, et malheureusement force est de constater que le Tchad est toujours dans un climat d’incertitude et d’appréhension.

Ce fut l’année des élections les plus importantes pour le Tchad où, malgré un bilan éloquent et leur ferme volonté d’arriver à faire respecter scrupuleusement les principes démocratiques, de manière pacifique et légale, les partis politiques tchadiens et leurs alliés (les leaders de la société civile, les syndicats et les autres mouvements patriotiques épris de paix) se sont inclinés devant le bilan de l’équipe gouvernementale lors des présidentielles de mai 2006.

Pour les raisons et dans les circonstances que l’on sait, les partis de l’opposition démocratique ont assuré au pays une passation des pouvoirs exemplaire et ont tous depuis observé une certaine réserve qui démontre bien leur grande maturité politique, leur souci du bien-être des populations tchadiennes et leur volonté de paix. Dignes dans l’acceptation de la défaite (exigence démocratique oblige), pour permettre au nouveau gouvernement de s’installer à la tête du pays et de prendre en main les dossiers urgents de l’heure, ils n’en considèrent pas moins que la période de grâce du nouveau pouvoir tire maintenant à sa fin.

L’euphorie des “fraudes électorales” a très vite laissé place à une désillusion des plus amères. Après les promesses qui, semble-t-il selon les autorités en place, n’engagent que ceux qui les reçoivent, l’escalade de la violence à l’Est, la faillite des sociétés d’Etat, les licenciements à répétition et la dégradation du climat social, font craindre le pire pour l’année à venir. La morosité ambiante présage, sans aucun doute, des moments très difficiles à vivre au Tchad de 2007 à 2011 de l’aveu même de ceux qui nous gouvernent, ce que nous déplorons très sincèrement.

C’est ainsi que 2007, année des élections législatives et municipales, sera pour notre peuple comme pour le PLT une année cruciale. Pour le Parti Libéral du Tchad, ce sera avant tout l’année de la rénovation où nous nous attellerons à l’élaboration d’un projet politique nouveau tout en rassemblant autour du Cœur-symbole les femmes et les hommes qui choisiront de porter dès demain cet ambitieux projet devant permettre enfin d’amener le Tchad vers la prospérité.

Officiellement comme la démocratie l’exige, nous persévérerons dans notre rôle d’une opposition certes responsable et constructive eu égard aux grands enjeux nationaux, mais à la fois vigilante. Aux quatre coins du pays, nous organiserons la relève démocratique tout en accueillant les déçus du système MPS et en renforçant l’implantation du PLT notamment parmi les jeunes et les femmes, parmi les salariés, les agriculteurs, les commerçants et les entrepreneurs, et d’une manière générale avec tous les Tchadiens ouverts au progrès, et ce dans un esprit de réconciliation nationale et quelles soient leur origine, leur classe sociale et leur conviction religieuse ou philosophique.

A la veille du Nouvel An 2007, nous souhaitons au peuple Tchadien qu’il témoigne d’une unité sans faille pour préserver la paix, protéger les droits et les libertés et maintenir une solidarité agissante envers les plus démunis et les plus vulnérables, et surtout qu’il conserve un courage constant pour remonter la pente quelles que soient les épreuves qui nous attendent.

Pour le PLT, nous nous engageons à être aux côtés de tous les Tchadiennes et Tchadiens qui se dresseront devant l’arbitraire et l’injustice.

A tous nos militants et à tous nos compatriotes, ainsi qu'à tous les responsables des pays amis du Tchad, nous présentons au nom du PLT tous nos meilleurs voeux de bonheur et de réussite pour 2007. Que l’année nouvelle nous permette de rechercher activement et consciencieusement la paix dans le cœur de chacun des Tchadiens, dans nos foyers et dans notre pays et la paix sur la route du progrès vers un Tchad meilleur.

Mika - L. Yondoloum
Président du Parti Libéral du Tchad
B.P. 1023 N'Djamena, République du Tchad

jeudi 30 novembre 2006

Sortir du cercle de la violence pour batir la paix

N’djamena, le 13/09/2006
Communiqué de presse du PLT
PLT / Sortir de la violence et de la haine
Appel à la raison pour sortir le Tchad du cercle vicieux de la violence

Recourir à la violence pour diriger seul n’est pas un gage de sécurité ni de paix. C’est une illusion et une grave erreur. La guerre n’ajoute que la violence à la violence. Depuis le début de la crise de 1963, à Mangalmé, on compte déjà les morts par centaines de milliers, des blessés par milliers, les déplacés par centaines de milliers. À ce bilan tragique, dont les civils sont les principales victimes, il faut ajouter la rancœur qu’éprouvent les millions de personnes plongées dans les affres de la guerre. Et le germe de la haine déposée dans le cœur des enfants du Tchad de demain…

Le choix de la guerre est une option, rarement la seule possible. Dès lors, opter pour la guerre c’est endosser une lourde responsabilité. Se défendre, résister… sont des justifications recevables. Mais porter la mort et la destruction partout dans le pays, détruire des infrastructures économiques, punir collectivement une population parce qu’un mouvement hostile se trouve sur le territoire, est non seulement une erreur tragique, ce sont autant de crimes de guerre dont sont complices les pays qui soutiennent les forces d’agression.

La peur, la haine, le ressentiment minent le Tchad. Les Tchadiens vivent aujourd’hui comme des réfugiés dans leur pays, ils vivent dans la souffrance d’un exil forcé et dans des conditions souvent sordides. Mais, nous ne le répèterons jamais assez, la violence n’est pas la réponse adéquate. Ni moralement, ni politiquement.

Les calculs froids de l’efficacité militaire, le cynisme du rapport de force, la déshumanisation de l’Autre sont des régressions. Seuls des principes de justice et d’égalité, le respect des Droits et libertés individuels peuvent faire progresser le Tchad vers les solutions politiques aux différents conflits qui le déchirent. La reconnaissance entière et sincère des souffrances et des injustices subies par l’Autre est la seule voie pour sortir du cycle vicieux de la violence, de la peur et de la haine.
Les politiques et attitudes extrémistes ne trouveront des soutiens dans la population que tant que perdureront des situations inacceptables, tant que l’instinct de guerre l’emportera sur le courage politique et la peur sur la raison. Nous appelons donc le gouvernement MPS à s’engager sans réserve dans un processus de négociation pour un règlement dont les termes juridiques et politiques sont déjà largement élaborés. Nous appelons les dirigeants français et européens à tout faire pour inciter les uns et les autres à renoncer à la violence et à choisir la voie du Droit et de la justice.

Le Tchad est à nouveau à un moment décisif de son Histoire. Seul le courage politique, une vision à long terme qui transcende les prudences diplomatiques épargneront à tous de futures tragédies.

Mika–L. Yondoloum
B.P. 1023 N'Djamena, République du Tchad
le parti des Droits et Libertés : Paix, Education, Emploi et Prospérité,
pour le vrai changement : Prospérer au Présent et Investir dans l'Avenir.