mardi 17 juillet 2007

LES DÉMONS DE LA VALLÉE DE LA MORT



En ce moment de l’année ou tout le monde devine ce qui est
important pour le Tchad, pour l’avenir de chacune des
familles et ce qui est important pour soi-même, quelque
chose de très fort m’étreint le coeur, c’est le calme plat, le
silence remplacant les canons de la mort s’impose de lui-même.

L’émotion profonde n’attire plus les démons de la vallée de la
mort. Qualifier cette émotion ne serait pas suffisant quant à
parler de mon sentiment de satisfaction que je voudrais
exprimer à tous ceux, qui pendant des années, ont décimé,
maltraité, tué et endeuillé des familles entières au Tchad.
Merci d’avoir enfin d'avoir écouté, pour une fois dans votre vie,
la voix de la sagesse.


Il y a des sentiments qui sont si forts qu’il n’y a pas de
mot assez grand pour les dire. Il y a des sentiments qui
se ressentent tellement qu’on n’a pas besoin de les nommer.
Cette émotion qui me submerge au moment où je vous parle,
je vous demande de la recevoir simplement comme un témoi-
gnage de ma sincérité, de ma vérité, de mon amitié.


A l’orée du présent message patriotique destiné à mes nom-
breux compatriotes, je veux que chacun d’entre vous soit
convaincu de la farouche détermination, de l’énergie infinie
que j’irai puiser dans la part la plus profonde de moi-même
pour faire triompher la cause qui nous unit tous. Je le sais
aujourd’hui, je n’ai pas le droit de vous décevoir, pas le
droit d’hésiter, tout simplement pas le droit d’échouer à ce que
le Parti Libéral du Tchad vous propose: la paix, l'éducation et la
reconstruction de notre cher pays.
!

Toute ma vie j’ai rêvé d’être utile au Tchad, à mon pays,
à ma patrie. Aujourd’hui vous venez de réaliser la première
étape de ce rêve. Seule compte à cet instant l’espérance de
la foule immense que vous formez, tendue vers un seul but :
la victoire du Tchad. Seul compte l’enthousiasme
de cette grande famille qui est la vôtre Chers compatriotes,
braves guerriers défenseurs du clan, militaires vengeurs,
sans vous et sans la victoire de notre conscience collective
votre pays n’aurait jamais survécu.


Oui, mes chers amis, tous ensemble réunis, unis, solidaires,
tout devient possible. A cet instant où pour moi la trajectoire
du change se dessine, je ne peux m’empêcher de penser à ceux
qui m’ont fait rêver d’une autre destinée, d’une vie plus grande,
d’un avenir plus passionnant. Ils ont été pour moi une source de
réflexion, d’espérance, et même parfois de confiance. Eux, ce
sont les héros de la Résistance et les héros d'un Tchad Libre,
ces hommes avec lesquels j’ai fait mes premiers pas en politique,
ces hommes qui venaient d’une époque où la politique s’était
confondue avec le patriotisme et l’épopée. Ils n'avaient pas maintenu
l’honneur du Tchad.


Les héros de la Résistance et ceux d'un Tchad Libre avaient main-
tenu l’honneur du Tchad dans l’abject. Ils voulaient le recons-
truire à leur façon, ils avaient cherché à le réconcilier avec
le Tchad profond endeuillé. Ils avaient aidé à bâtir le nom du
pays dans le sang. Finalement ils n’ont pas fondé la 2ème Répub-
lique comme ils l’ont rêvé. Étaient ils en avance sur leur temps?,
parce qu’ils le savaient mieux que quiconque, ce qu’était le clan,
la haine, la vengeance, la tuerie, l’impunité qui les guidaient.
Non à une doctrine que je n’avais jamais voulu mais une exigence
morale, l’exercice du pouvoir comme un don de soi, la conviction que le
Tchad n’est fort que lorsqu’il est rassemblé, la certitude que
rien n’est jamais perdu tant que la flamme de la résistance con-
tinue de brûler dans le cœur d’un seul homme, le refus du renon-
cement, la rupture avec les idées reçues et l’ordre établi quand
ils entraînent le Tchad vers le déclin. Ces hommes furent grands
dans la guerre mais pas dans la paix. Ils avaient toujours fait ce
qu’ils voulaient faire sans tenir compte de là où débute la liberté
d’autrui lorsque la leur finit.

Je veux rendre hommage aux officiers BOUBA,OUMAR JUSTIN,
KODI ISSAC, Garandi Jérôme, Alladoum, Mamadou Moyombaye Pierre
et bien d’autres qui voudraient bien m’excuser de ne les avoir pas cités.
J’avais 17 ans et j’avais l’impression de partir à la guerre. C’était la fin
d’une époque, celle où l’appartenance à un pays ne pouvait plus sonner
dans la pensée nationaliste.

Le cauchemar est terminé,des flammes vont se rallumer ,flammes
d'espoir, la paix la réconciliation et l'amitié; la solidarité et la coopération.
Mon coeur enfle encore avec souvenir reconnaissant de vous tous.





Mika-L. Yondoloum
Président du Parti Libéral du Tchad (PLT)
http://parti-liberal-du-tchad.blogspot.com/





Tchadiennes, Tchadiens, rejoignez le
Parti Libéral du Tchad,
le parti des Droits et Libertés :
Paix, Éducation, Emploi et Prospérité,
pour le vrai changement :
Prospérer au Présent et Investir dans l'Avenir

Forum de réconciliation nationale ouvert à tous
http://www.pltchad.com/forum-politique-tchad/index.php

1 commentaire:

Jean F. BALIMA a dit…



Bonjour,

Je suis promotionnaire et ami de l'officier Kodi Issac. Nous étions élèves à l'Ecole Militaire de Bingerville(cote d'ivoire).J'aimerai obtenir ses coordonnées pour le revoir. Je suis du Burkina. Immense plaise et bonheur pour retrouver Kodi Issac. Merci à toute personne qui m'aiderait à le contacter.